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Réfugiés, demandeur d’asiles : en parler, c’est bien. Agir, c’est mieux.

J’en ai marre d’entendre les gens qui ouvrent soudainement les yeux sur le drame humain, marre de les voir inviter à liker des pages sur les réseaux sociaux dans un souci uniquement compassionnel. Et vous prétendez qu’on ne peut rien faire ?

Petit rappel de ce que chacun peut faire, AU QUOTIDIEN, sans avoir besoin de monter un réseau social, une appli pour smartphone ou se contenter de verser des larmes de crocodile (NOTA : la quasi-totalité de ces actions sont a-politiques) :

  • S’abstenir d’utiliser le terme “migrant”.
  • S’INFORMER. Il y a énormément de conneries racontées de toutes parts… Les sources les plus valables sont celles des gens qui sont sur le terrain depuis des années, au contact des gens. Voir les sites des associations ci-dessous.
  • S’abstenir d’effectuer des démarches individuelles isolées : il y a des associations, sur le terrain, au quotidien, qui gèrent les choses. Parmi elles (liste non-exhaustive) : la Croix-Rouge (http://www.croix-rouge.fr/…/Accueil-et-hebergement-des…), France Terre d’Asile (http://www.france-terre-asile.org), le GITSI, Welcome (jrsfrance.org)…
  • Apporter du soutien à ces associations sous différentes formes :
    • don financier
    • don de vêtements
    • don de nourriture.

Il faut se rapprocher de l’association de son choix pour savoir quels sont les besoins les plus criants. D’autre part, France Terre d’Asile demande explicitement à ce que les particuliers ne prennent PAS en charge l’hébergement des migrants, car ils se substituent alors à l’état qui risque de se désengager (sorry j’ai perdu le lien). Il vaut donc mieux toujours passer par les structures adaptées.

  • Si vous avez la fibre : adhérez à une de ces associations.
  • Si vous avez vraiment la fibre : http://www.france-terre-asile.org/contact/nos-offres-demploi ;)
  • Faire passer le mot et aider les autres à agir. Si mon message ou mes liens ne vous plaisent pas, écrivez autre chose d’utile et faites tourner. Du concret !!
Voilà, j’espère que si vous êtes sensible au sujet, ces quelques lignes vous donneront envie de faire vraiment quelque chose. Au boulot !!!
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Angela-Merkel-grimaces-as-she-addresses-a-press-conference-following-a-poor-showing-by-her-Christian-Democratic-Party

Angela Merkel fait pleurer une jeune réfugiée Palestinienne

Au cours d’un débat télévisée lors duquel Angela Merkel était interrogée par une jeune réfugiée Palestinienne, la chancelière Allemande a fait pleurer son interlocutrice.

Ça se passe là (désolé, c’est en Allemand).

Je ne veux pas commenter ici le fond du débat, mais évoquer la forme. Qui me laisse perplexe. Je pense que j’aurai l’occasion dans ce blog de revenir sur un sujet récurrent : l’hyper-individualisation de la politique. La politique du cas particulier. Est-ce qu’un débat avec un “panel” (subjectif, forcément subjectif) a vraiment un intérêt politique ?

La seule question qui m’intéresse en tant que citoyen européen est la politique d’immigration en général, pas la façon dont tel ou tel cas particulier est résolu. Même si cela est très émouvant.

Je me souviens d’un débat télévisé où le président d’alors, Nicolas Sarkozy, avait ainsi dû répondre à tout un tas de questions ultra-pratiques qui étaient censées être le reflet des préoccupations des français. Est-ce que ça fait avancer la politique en général ? Je ne suis pas convaincu.