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Angela Merkel fait pleurer une jeune réfugiée Palestinienne

Au cours d’un débat télévisée lors duquel Angela Merkel était interrogée par une jeune réfugiée Palestinienne, la chancelière Allemande a fait pleurer son interlocutrice.

Ça se passe là (désolé, c’est en Allemand).

Je ne veux pas commenter ici le fond du débat, mais évoquer la forme. Qui me laisse perplexe. Je pense que j’aurai l’occasion dans ce blog de revenir sur un sujet récurrent : l’hyper-individualisation de la politique. La politique du cas particulier. Est-ce qu’un débat avec un “panel” (subjectif, forcément subjectif) a vraiment un intérêt politique ?

La seule question qui m’intéresse en tant que citoyen européen est la politique d’immigration en général, pas la façon dont tel ou tel cas particulier est résolu. Même si cela est très émouvant.

Je me souviens d’un débat télévisé où le président d’alors, Nicolas Sarkozy, avait ainsi dû répondre à tout un tas de questions ultra-pratiques qui étaient censées être le reflet des préoccupations des français. Est-ce que ça fait avancer la politique en général ? Je ne suis pas convaincu.

Un moment d'égarement

Un moment d’égarement

Vu hier “Un moment d’égarement” avec Vincent Cassel et François Cluzet. Le pitch : Vincent Cassel et François Cluzet partent en vacances avec leurs filles respectives et la seconde tombe amoureuse du premier.

La première chose qui me met mal à l’aise, c’est que j’ai résumé là à peu près 90% du film. Il ne se passe rien. Le scénario aurait pourtant pu laisser beaucoup, beaucoup de place à plein de créativité et d’inventivité, mais il survole les personnages et surtout les situations, et la fin [SPOILER ALERT] est juste une fin en eau de boudin qui laisse le spectateur se démerder pour y trouver une morale.

Donc, le sujet du film ce n’est pas l’ado, ce n’est pas l’adulte, le sujet du film est un non-dit. Au moment où ce non-dit s’écroule, le film, lui aussi, s’écroule. Dommage.

Le film reste un moment plaisant, bien filmé, les acteurs arrivent à être parfois convaincants, il n’y a pas (trop) de longueur. Ça ne vole pas haut mais ça reste un gentillet film français.

Mais la seconde chose qui me met mal à l’aise tient plutôt au déferlement de critiques sexistes propagées notamment par Le Nouvel Obs. Ça commence par “Pas crédible“. Sorry, Caroline, mais je peux te garantir que c’est crédible et je le sais hélas d’expérience : ça m’est arrivé. Et je n’ai pourtant ni la gueule, ni le charisme, ni la carrure, ni la carrière de Vincent Cassel. Et je dois dire que dans la description de la fille qui tombe amoureuse du père de sa copine, le film a plutôt bien tourné les choses et j’ai assez bien reconnu certaines des situations que j’ai vécues.

D’autre part, et ça m’agace au plus haut point, Caroline Parlanti (qui n’a pas vu le film au moment de son article) écrit que Vincent Cassel “séduit” les jeunes filles en fleur. Mon dictionnaire en main, je rappelle que la première acception de “séduire” implique une volonté du séducteur. Or, dans le film, c’est tout l’inverse : Vincent Cassel subit et c’est l’ado qui cherche à le séduire.

Enfin, je comprends que l’on puisse être choqué par le propos du film, mais ça reste un film, une histoire, et pas une étude sociologique. C’est un truc récurrent chez les critiques de cinéma, ça : je ne crois pas que l’on demande à une œuvre de fiction d’être un reflet fidèle et équilibré de la société, et tant mieux. Faudrait-il s’abstenir de faire des films de guerre parce que la guerre c’est mal ? “Un moment d’égarement” garde un petit côté gênant, agaçant, grinçant, et c’est tant mieux. S’il avait fallu se contenter de filmer des amours adolescentes, on aurait eu un énième remake de “LOL”. Beurk.

Je préfère largement “les beaux gosses”.